Historique

Mon parcours photographique au court du temps

autoportrait à Osaka

J'ai commencé la photographie en 1996, deux ans m'ont été nécessaire avant de pondre des images correctes. À l'époque j'étais équipé d'un Minolta 600 SI, un boîtier que j'appréciais beaucoup, car il nous laissait maîtres de tous les paramètres constituant une image. Les optiques utilisées étaient des zooms standards, mais par la suite, après mon premier séjour au Japon, je me suis très vite épris des focales fixes: grâce à ces dernières, on obtient une autre relation avec l'entité photographiée.

photo de gérald ligonnet

En 1998, j'ai commencé à exposer mes images, notamment celles issues de mes voyages vers d'autres contrées, abandonnant le négatif couleur, nécessaire à la mise en forme, je me concentre par la suite uniquement sur la diapo et le noir et blanc. Après des milliers d'images, et une initiation au tirage papier, je commence à porter une réflexion sur mon approche photographique. La photo, c'est avant tout le pouvoir de saisir l'instant, de figer le temps pour l'éternité. Si je considère la photographie comme étant l'activité artistique, dans le domaine visuel, la plus noble qui soit, c'est tout justement parce que c'est la seule qui nous confère une telle relation avec le temps; donnée qui, depuis Hiroshima, a sa place au sein de ma pensée. Parfois, il peut m'arriver d'attendre deux heures avant d'obturer une image, deux heures d'attente pour saisir le meilleur instant, et cet instant ne sera saisi qu'une seule fois pour le rendre encore plus unique.

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En 1999, alors que je traîne au Costa Rica, je me fais piquer tout le matos, le Minolta était alors accompagné de charmants objectifs. Je m'équipe alors d'un vieux Canon F1 de la première génération. Le fait de pouvoir ôter le prisme bouleverse mon comportement dans la prise de vue. Ne pas tenir l'appareil en position de visée standard me rend plus absent vis-à-vis de mon entourage à photographier, un recul incalculable qui me permet de saisir des scènes dans leur plus grande véracité. Avec ce boîtier, je saisis toujours des instants, mais ces instants sont plus conformes à la réalité, et ce, grâce à cette nouvelle manière de prendre des images (manière totalement courante avec les boîtiers moyen format).
Par la suite, après m'être fait piquer le F1 au Pérou, je m'offre un F1 New, car il m'est impossible de concevoir la photo sans cette manière de la fabriquer: c'est dans les vieux pots que l'on fait de la bonne soupe!

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Mais les années passent, le je délaisse la photo au détriment de l'écriture et du dessin, je n'obture par la suite qu'à de rares occasions. Cependant, en décembre 2005, je m'offre un boîtier numérique, le Panasonic FZ5, le choix n'est pas dû à Panasonic, mais à Leica, et les résultats sont à la hauteur de mes espérances, un très beau boîtier, une très belle optique, et des images belles, même si très souvent Photoshop passe au-dessus de chacune d'elles: mais le numérique, c'est aussi le luxe de s'offrir un laboratoire à la maison.

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Le Panasonic fonctionne bien, même si mes prises de vue se limitent à mon entourage proche ou à cette nature qui m'enveloppe, mais ceci me permet de m'ouvrir à d'autres horizons comme par exemple l'élaboration d'images panoramiques ou d'animation 360, chose que l'on ne peut s'imaginer concevoir avec un simple reflex argentique.
Aprês 5 années de joyeux service, mon deuxième Lumix prend l'eau, je décide alors de changer, et opte pour le dernier Nikon F100. Malheureusement, l'optique n'est pas du tout à la hauteur du Leica, l'autofocus patine, et le piqué n'est plus au rendez-vous. Mais je continue de m'amuser, notamment grâce à ses possibilités de prise de vue en rafale, son macro assez performant, et les fonctionnalités qu'il offre en vidéo: il n'est finalement pas si mal que ça. Mais je le change, deux ans plus tard, en 2012, et je m'essaie à une nouvelle marque, le Fujifilm HS30 Exr.

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C'est un appareil que j'ai beaucoup aimé, très intuitif, prise de vue agréable, quelques limitations en rafales, mais supérables, il m'a permis de continuer mes shoots sur la Cordillêres des Andes et ces alentours, mais c'est surtout avec lui que j'ai commencé à prendre mes photos au format RAW, me permettant un traitement via l'outil informatique des plus agréables. On peut le dire, durant cette période, même si mes sujets de prise de vue ne changeront guère, j'ai acquis une grande expérience dans le traitement numérique.

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En 2014, comblé par cet appareil, je reste chez Fuji, mais opte pour le X-S1, la taille de son capteur étant supérieur à celle des autres bridges. La définition des images s'en trouve profondément améliorée, mais je n'en profiterai qu'une année, la cellule gérant l'autofocus semblant avoir rendu l'âme. Dans la précipitation, je retourne chez Panasonic, avec le FZ200. Retour donc à un petit capteur, mais retour aussi chez Leica avec un f:2.8 constant, et surtout un temps de pose qui passe à une minute: je commence alors à me mettre à la photo de nuit et capte les cieux comme jamais auparavant. Afin de parfaire mes images (surtout pour les prises de vue nocturne et les conversions noir et blanc), je m'adonne à Dxo PhotoLab pour les retouches, et laisse donc tomber Camera Raw. Avec cette application, le traitement est plus poussé et les résultats n'en sont que plus magnifiques.

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Fin 2017, j'offre le Fz200 à ma fille et m'achète le FZ1000, même marque, un capteur plus grand et un temps de pose qui passe à 2 minutes. En prise de vue nocturne, je commence alors à capter la mouvance des nuages au clair de Lune, ce qui donne des rendus tout simplement fascinants. De plus, je découvre dans la volée Aurora, un logiciel remarquable qui permet de faire un traitement HDR de mes images. Les résultats sont somptueux, mais à utiliser avec modération. Lors de mon dernier séjour en France en 2019, je m'achète la Yi360, un appareil qui permet de faire des photosphères, et simuler ainsi un Fish-eye. Je m'amuserai énormément avec lui, et vous présente quelques résultats sur ce site. 2020 est l'année de la pandémie, je me plonge alors dans une inaction débordante. Mais afin de maintenir la cadence, je me mets à faire des Timelpas: prendre 1200 photos en 40 minutes du ciel nuageux afin de monter une séquence vidéo de 15 secondes en 4K 60fps. Cela me permet de faire fonctionner l'obturateur, de m'appliquer à la retouche, et de continuer à faire des images.

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Après la pandémie, je retrouve une activité photographique, et me replonge dans une routine presque oubliée. En 2023, je retourne en France, après presque 5 ans. Je file le Lumix à ma fille, et m’offre un Sony RX10-4. Je décide de mettre le prix, afin d’opter pour un boitier haut de gamme. Mais pas de bol, après 1 mois d’usage, le zoom fait un drôle de bruit, et l’autofocus présente des défaillances. Plutôt surpris, et un peu déçu, car j’ai toujours traité mes appareils photo de la même manière, et c’est le plus onéreux, et soi-disant le plus qualitatif, qui flanche en premier. Bref, ces soucis mécaniques ne m’empêche pas de prendre des images, et d’apprécier les atouts de ce bel appareil. Le capteur est très bon, les photos sont très lumineuses, et le mode rafale est plus que génial. Un plus non négligeable, il est capable de faire des séquences vidéo en HD à 1000 images par seconde, avec un résultat tout simplement bluffant. De plus, avec ce boitier, je n’ai plus de limite quant à la durée d’obturation, ce qui me permet de prendre des photos nocturnes avec les nuages en mouvement pendant 5 bonnes minutes. Niveau retouche, je suis maintenant essentiellement focalisé sur Aurora pour les formats standard et Camera Raw pour les panoramas. Je ne sais pas combien de temps le Sony perdurera, mais pour l’instant, il continue d’obturer, donc je poursuis ma quête d’image, en attendant qu’il se remette d’aplomb!!


To be Continued